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Un plan national pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme

 
 
Un plan national pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme

Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme était en visite en Guadeloupe pour mobiliser les citoyens, les élus et les représentants de l’État autour de cette grande cause nationale impulsée par le président de la République pour l’année 2015.

« Donner la priorité à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, mobiliser l’État, les collectivités locales, la société civile, les citoyens autour de cet enjeu, dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer, c’est prendre la mesure de l’urgence » explique Monsieur Gilles Clavreul, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. « II y a urgence devant la résurgence d’un antisémitisme qu’on croyait éteint, et qui n’a jamais été si fort depuis la fin de la guerre ; urgence devant la fracture sociale, territoriale et identitaire de certains quartiers livrés à eux-mêmes face à la délinquance et à la radicalité, et où tous les repères, si on n’y prend garde, sont progressivement faussés ; urgence devant le torrent de haine charrié quotidiennement sur internet

et les réseaux sociaux par les prédicateurs de haine et des officines idéologiques ; urgence enfin, quand les insultes racistes et antisémites s’installent dans les cours d’école et sur les terrains de sport. »

« En matière de racisme, aucun acte n’est anodin, rappelle-t-il. Chacun affaiblit la République, et l’affaiblit d’autant plus qu’il est laissé sans réponse. Or, il y a eu des dérives. Elles ne sont pas seulement une menace pour ceux qui en sont les victimes, citoyens français de confession juive, de confession musulmane, et plus largement tous ceux qui sont victimes de racisme et de discrimination en raison de leur couleur de peau, de leurs origines ou de leurs croyances : ces dérives portent atteinte au pacte républicain. Elles fragilisent jusqu’à la possibilité pour la communauté nationale de continuer à vivre ensemble, dans le respect des lois de la République et dans l’amour partagé de ses valeurs. »

Quatre priorités pour un plan de lutte offensif

Le plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme que Monsieur Clavreul est venu présenter en Guadeloupe développe quatre priorités :

- Mobiliser la nation 

- Sanctionner chaque acte raciste ou antisémite et protéger les victimes

- Protéger les utilisateurs d’internet de la propagation de la haine

- Former des citoyens par la transmission, l’éducation et la culture

 

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La Guadeloupe, un exemple pour la République

Dans ses interventions à la préfecture où le préfet le recevait, mais aussi dans les établissements scolaires ou au Memorial Acte, Monsieur Clavreul a souhaité resituer sa visite en Guadeloupe par l’apport de l’archipel à l’histoire nationale, dans ses moments lumineux mais aussi les plus sombres comme la période de l’esclavage. « Comment la France a-t-elle pu s’engager dans ce système abominable mais aussi comment les forces sociales et intellectuelles ont-elles pu contribuer à l’en affranchir ? Cette question est toujours d’actualité car l’abolition de l’esclavage, c’est un message de liberté, une force vitale de refus de l’exploitation de l’homme par l’homme, c’est le principe d’égalité. Il y a ici des valeurs qui doivent inspirer toute la France, toute la République pour apaiser les tensions qui se font jour et combattre les discours de haine. »

Le plan de lutte national contre le racisme et l’antisémitisme :

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