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Encadrement de la campagne annuelle de pêche aux oursins blancs

 
Encadrement de la campagne annuelle  de pêche aux oursins blancs

L’arrêté préfectoral N° 2002-1249 du 19 août 2002 qui réglemente l’exercice de la pêche maritime côtière dans les eaux qui baignent le littoral de la Guadeloupe et les îles du Nord prévoit que la pêche des oursins blancs peut être ouverte à partir du 15 décembre de chaque année sur une période maximale d’un mois.

Afin d’assurer la régénération en Guadeloupe du stock d’oursins blancs (Tripneustes ventricosus), espèce emblématique de la Caraïbe, en accord avec le comité régional des pêches de la Guadeloupe, la pêche des oursins blancs est cette année ouverte du 15 décembre 2015 au 14 janvier 2016 inclus. Elle est exclusivement réservée aux marins-pêcheurs professionnels.

Les marins-pêcheurs professionnels doivent en outre détenir une autorisation annuelle de pêche délivrée par la direction de la mer, dont le renouvellement est soumis à déclaration de capture, et respecter la taille minimale de capture de 10 cm.

Une opération interministérielle de contrôle de commercialisation des produits de la mer a été coordonnée par la Direction de la mer sous l'autorité du préfet de la Guadeloupe le mardi 22 décembre et le mercredi 23 décembre 2015 sur la commune de Sainte-Rose. Elle a rassemblé des agents de la direction de la mer (DMDirection de la Mer) et de la gendarmerie : brigade de Sainte-Rose et brigade nautique de Pointe-à-Pitre.

Les contrôles ont porté sur la régularité de l’exercice de l’activité professionnelle, sur le respect des règles sanitaires et d’information des consommateurs, sur la traçabilité des produits vendus ainsi que sur le respect des tailles minimales de capture. Les opérations de contrôle ont été menées auprès des vendeurs de produits de la mer, restaurateurs et marins-pêcheurs présents.

À l’issue de ces contrôles qui ont révélé des manquements récurrents sur la commercialisation des produits de la mer, la préfecture effectue les rappels réglementaires suivants :

  •  Régularité de l’activité professionnelle : les vendeurs présents sur les marchés à poissons doivent être en mesure de produire l’autorisation administrative délivrée par l’autorité compétente (Mairie…) du lieu de commercialisation, leur carte professionnelle délivrée par la chambre de commerce et d’industrie lorsqu’ils vendent en dehors de leur commune de domiciliation, ainsi que le récépissé de déclaration d’activité délivré par la direction de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt (DAAFDirection de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt) qui couvre les aspects sanitaires.
  •  Traçabilité des produits de la mer : la traçabilité des produits doit pouvoir être justifiée en produisant lors du contrôle les factures correspondantes permettant d’identifier le vendeur ainsi que l’acheteur et mentionner le détail des quantités vendues par espèce. Le vendeur, s’il n’est pas marin-pêcheur, doit être dûment déclaré auprès des services de la direction de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt.
  •  Information du consommateur : les étals doivent comporter des panneaux précisant le nom des espèces commercialisées, la zone de capture et le prix de vente correspondant.

Les produits de la mer font l’objet d’une consommation importante en cette saison. Il est nécessaire que les professionnels appliquent résolument la réglementation et soient en mesure de produire les justificatifs attendus lors des contrôles afin de préserver l’activité des marins-pêcheurs et de garantir la sécurité alimentaire des consommateurs. En cas d’absence de pièces justificatives, d’infraction aux règles sanitaires ou de constat de sous-taille, les produits de la mer peuvent être saisis.

De plus les contrevenants s’exposent à la fermeture administrative de leur activité et à des amendes administratives et pénales pouvant aller jusqu’à 22 500 €.

Les activités illicites liées à la pêche, qu’il s’agisse de pêche sous-taille ou d’importation illégales, font peser une pression sur la ressource naturelle et concurrencent de manière déloyale la production des pêcheurs guadeloupéens.

Les opérations de contrôle vont se poursuivre dans les semaines à venir dans le cadre du plan régional de contrôle des pêches maritimes et des produits de la mer.

Ces actions de contrôles coordonnées, permettront également de garantir la qualité sanitaire des produits commercialisés et donc la sécurité du consommateur. En effet, le lambi comme l’oursin blanc constituent des espèces emblématiques de la Caraïbe, particulièrement prisées en Guadeloupe, notamment à l’époque des fêtes de fin d’année.