Archives 2016

Pêche au lambi, les services de l'Etat mobilisés pour faire respecter la réglementation

 
Pêche au lambi, les services de l'Etat mobilisés pour faire respecter la réglementation

La pêche au lambi est ouverte du 1er octobre jusqu’au 31 janvier. Elle est réservée aux pêcheurs professionnels régulièrement déclarés auprès de la direction de la mer. Les services de l’État sont mobilisés pour arrêter et sanctionner les contrevenants à la réglementation en vigueur.

Le lambi est une espèce emblématique de la Caraïbe et de la Guadeloupe. C’est aussi une espèce protégée dont la pêche est strictement encadrée par l’arrêté n°2002/1249.

L’objectif est de ne pas dépasser un prélèvement raisonné de cette espèce sensible, très appréciée par les consommateurs mais placée sous la protection de la convention de Washington qui réglemente depuis 1976 le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées.

 La réglementation de la pêche au lambi

Première disposition, la période de pêche du lambi est limitée dans le temps. En Guadeloupe, elle est ouverte du 1er octobre au 31 janvier. Seconde disposition, cette pêche est réservée aux pêcheurs professionnels régulièrement déclarés auprès de la direction de la mer. Elle ne peut pas s’effectuer au-delà de 25 m de fonds et l’utilisation de tout équipement respiratoire est proscrit.

La pêche aux lambis est interdite aux pêcheurs plaisanciers et à pied, en tous temps et en tous lieux.

D’autres mesures accompagnent ces restrictions. Le pavillon du coquillage pêché doit être formé ; son poids en chair nettoyée ne doit pas être inférieur à 250 g par individu. De plus, il est interdit de présenter le lambi découpé.

Tout restaurateur ou mareyeur doit pouvoir justifier de la provenance de ses produits de la mer en général, et des lambis en particulier, en produisant une facture détaillée.

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Après une période de sensibilisation conduite en 2015 sur les obligations déclaratives, les services de l’État seront cette année particulièrement vigilants quant à la provenance des produits de la mer. Les professionnels doivent être en mesure de présenter aux consommateurs des étiquettes réglementaires et de fournir aux contrôleurs les notes de vente, les documents de transports, les fiches de pêche (pour les navires de moins de 10m) et les déclarations de débarquement.

Qu’il s’agisse de la pêche illégale du lambi ou de la détention illégale de ce coquillage les contrevenants s'exposent à des amendes administratives et pénales pouvant aller jusqu'à 22 500 € et six mois d’emprisonnement.

L'arrêté pêche :

> arrêté pêche 2002_1249 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,73 Mb