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La Guadeloupe a accueilli Commission des pêches pour l’Atlantique centre-ouest

 
 La Guadeloupe a accueilli la  Commission des pêches pour l’Atlantique centre-ouest

Le préfet de la région Guadeloupe a ouvert la 16e session de la Commission des pêches pour l’Atlantique centre-ouest (COPACO) au Gosier. 70 participants y représentaient 34 états. Elle vient de se conclure sur des avancées significatives.

C’est aux côtés du secrétaire général de la FAO, Raymon Vananrooy,accompagné de Piero Mannini ainsi que du vice-président de la Région, Jean-Marie Hubert et de l’adjoint au maire du Gosier José Séverien que le préfet Jacques Billant a ouvert la COPACO qui se tenait pour la première fois en Guadeloupe.

 
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La Commission des pêches pour l'Atlantique centre-ouest (COPACO) est une organisation de gestion des pêches (ORP) placée sous l’article VI de l’acte constitutif de l’organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). Elle a pour objectif de promouvoir la conservation, la gestion et le développement des ressources marines vivantes dans son aire de compétence, s’étendant depuis le sud de la Guyane jusqu’à la Caroline du Nord.

La COPACO contribue aux nécessaires échanges de données entre les pays de la zone, notamment sur les espèces d’intérêt pour les pêcheries locales telles le lambi, la langouste blanche ou le poisson-volant.

La commission se réunit en session plénière tous les deux ans. En Guadeloupe, elle a réuni 70 participants qui représentaient 34 états. L’occasion pour l’archipel de mettre en avant les atouts de son territoire.

Connaissance scientifique et gouvernance

«Une des missions premières de la COPACO, la mise en œuvre du Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable prend tout son sens ici en Guadeloupe, a précisé le préfet. Notre situation archipélagique favorise une activité de pêche artisanale pratiquée par près d'un millier de navires immatriculés armés par 1400 marins professionnels sur l’ensemble du littoral. Cette activité se caractérise également par la diversité des espèces exploitées et des pêcheries, ce qui constitue une richesse indéniable mais également un défi pour l'avenir.

La COPACO, en collaboration avec les instituts de recherche, participe à une meilleure connaissance scientifique (…) elle a aussi un rôle essentiel à jouer en matière de gouvernance des pêches dans la région, a poursuivi le préfet. Ce sera d’ailleurs l’un des sujets majeurs de cette seizième session (…) La France s’est investie sur cette question dès janvier 2014 en accueillant ici même en Guadeloupe le premier atelier de réorientation stratégique de la COPACO.

La bonne gouvernance des pêches ne peut prendre réalité en effet que par le respect des règles que nous nous fixons collectivement. Il faudra également développer et accentuer la collaboration régionale en matière de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Ce fléau, nuisible non seulement aux ressources halieutiques mais également aux femmes et aux hommes qui vivent honnêtement de leur exploitation n’épargne malheureusement personne. Seule une action concertée au niveau régional nous permettra d’avancer sur ce sujet.»

Les conclusions de la 16ème session plénière : vers une meilleure intégration de la gestion des ressources marines

A la clôture de cette session plénière, les membres de la COPACO ont décidé de constituer 11 groupes de travail sur des espèces essentielles de la région telles la langouste ou le lambi. Ils ont également décidé d’avancer sur la création d’une base de données régionale qui favorisera l’échange des données, afin d’améliorer l’évaluation de l’état des stocks.

Cinq recommandations pertinentes de gestion et 2 résolutions ont été adoptées. Les mesures préconisées permettront non seulement de protéger les ressources mais également d’améliorer à terme le rendement des pêcheries, pour le bénéfice des professionnels du secteur.

Plus particulièrement la langouste, espèce emblématique pour nos îles, a fait l'objet d’une recommandation préconisant des mesures de gestion pertinentes.

On peut se féliciter également de la décision prise durant la session d'intensifier la lutte contre la pêche illégale comme l'a préconisé le préfet.

Enfin, les délégués des pays membres ont décidé cette semaine d’accélérer le processus de révision des statuts de l’organisation - qui n'a pour l'heure qu'un rôle consultatif - afin qu'elle dispose à moyen terme d'un pouvoir contraignant. Les États–Unis d'Amérique devraient ainsi accueillir dès 2017 à Puerto-Rico une rencontre préparatoire pour déboucher sur un projet susceptible de recueillir un consensus suffisamment large préalablement à sa discussion officielle et à son adoption formelle.

Cette avancée est particulièrement importante: elle ouvre la voie vers un cadre de gestion régional à la hauteur des enjeux dont dépend l'avenir de nos pêcheries.

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L’aire de compétence de la COPACO

Les pays membres de la COPACO : Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Brésil, Colombie, Cuba, Dominique, République dominicaine, Union Européenne, France, Grenade, Guatemala, Guinée, Guyana, Haïti, Honduras, Jamaïque, Japon, Mexique, Pays-Bas, Nicaragua, Panama, République de Corée, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent/Grenadines, Espagne, Suriname, Trinité-et-Tobago, Royaume-Uni, États-Unis d'Amérique, République bolivarienne du Venezuela.