L'Ambassadeur délégué à la coopération régionale Antilles-Guyane

 

Quatre questions à M. Fred CONSTANT, Ambassadeur délégué à la coopération régionale Antilles-Guyane depuis le 27 octobre 2011

1- Monsieur l'Ambassadeur, quel est votre parcours professionnel?

J'ai commencé ma vie active dans l'administration préfectorale (notamment au cabinet du Préfet des Hauts de Seine puis au cabinet du  Préfet de la Guadeloupe) avant d'embrasser la carrière universitaire en qualité de maître de conférences puis de professeur des universités.

Après avoir enseigné une bonne dizaine d'années dans divers établissements (en particulier UAGUniversité Antilles-Guyane et Sciences Po Strasbourg), j'ai été nommé directeur régional des affaires culturelles en Martinique. J'ai poursuivi ma carrière à l'étranger comme recteur de l'université internationale de la Francophonie (Alexandrie, Egypte), puis professeur invité à l'université de New York (New York University) avant d'être détaché au ministère des affaires étrangères où j'ai exercé les fonctions de conseiller de coopération auprès des ambassades de France à Port-Louis (Maurice) et Castries (Sainte-Lucie). Enfin, j'ai été rapporteur national de l'atelier 6 consacré à l'insertion régionale des départements et régions d'outre-mer aux États généraux de l'Outre-mer.

2- Quelles sont  vos missions en tant qu'ambassadeur délégué à la coopération régionale?

L'ambassadeur délégué à la coopération régionale (DCRAG) a pour mission principale de coordonner et faciliter  les actions de l'État et des collectivités  territoriales menées au titre de la coopération régionale dans la zone Caraïbes-plateau des Guyanes-Nord du Brésil.  Il apporte son concours au développement concerté de celles-ci et contribue à la diffusion de l'information entre les différents acteurs de la coopération régionale. Il assure le suivi de la conférence annuelle de coopération régionale, en liaison étroite avec les services de l'État et les collectivités locales, en veillant à la cohérence des programmes de coopération avec les objectifs prioritaires de l'État et des collectivités locales.

3- Quelles sont les thématiques principales sur lesquelles vous travaillez?

Ces priorités thématiques découlent de la dernière conférence de coopération régionale qui s'est tenue en Martinique les 4 et 5 novembre 2011. On en dénombre au moins cinq : a) participation des collectivités régionales aux organisations régionales (OECO, CARICOM, AECAssociation des États de la Caraïbe) et renforcement de la présence de leurs agents dans le réseau diplomatique français de la Caraïbe, b) développement économique (accompagnement public et soutien aux entreprises antillaises implantées dans la zone ou souhaitant internationaliser leurs activités), c) protection de l'environnement et développement durable, d) coopération éducative et universitaire (notamment renforcer la formation linguistique en anglais et en espagnol et favoriser les parcours d'études supérieures dans les universités régionales), e) sécurité (lutte contre les trafics illicites et protection civile des populations).

4- Quelles sont vos aspirations pour l'avenir de la zone Antilles?

A l'évidence, la coopération régionale ne résoudra pas à elle-seule les problèmes économiques des D.F.A mais elle est de plus en plus perçue comme une condition sine qua non de leur développement endogène. Au-delà de ses retombées immédiates, elle est aussi un vecteur d'affirmation identitaire et culturelle. C'est pour ces deux raisons au moins que le président de la république en a fait une orientation forte de l'action gouvernementale dans les Outre-mer.