Les BPDJ : des gendarmes formés pour une réponse à la délinquance juvénile

 
BPDJ-330x220_medium

A la fin des années 1990, la délinquance des mineurs a augmenté de manière significative. Afin de mieux lutter contre cette tendance inquiétante, la Gendarmerie s'est dotée, dès 1997, d'un nouveau type d'unités : les brigades de prévention de la délinquance juvénile. Ces dernières, implantées dans les départements ou les zones les plus sensibles de la métropole et de l'outre-mer, sont aujourd'hui au nombre de 43.

Composées de militaires volontaires, sélectionnés et spécialement formés à l'écoute des mineurs, les BPDJ ont une vocation principalement préventive. Elles conduisent leurs actions dans tous les lieux fréquentés par les jeunes, non seulement au sein des établissements scolaires mais également dans les centres aérés, les maisons de quartier et les associations sportives ou artistiques.

Grâce à leur formation, les militaires des BPDJ sont également chargés de procéder aux auditions de mineurs victimes d'infractions à caractère sexuel. Ces auditions revêtent, en effet, une délicatesse particulière et requièrent une approche psychologique adaptée.

De plus, les gendarmes de ces unités détectent régulièrement les tensions qui peuvent se créer dans certaines zones sensibles et, en lien étroit avec les autres unités de la gendarmerie, contribuent à apaiser des situations potentiellement dangereuses en créant les conditions d'un dialogue apaisé.

Le dispositif en Guadeloupe et à Saint-Martin

GN1_medium

La BPDJ de Guadeloupe est composée de deux entités : l'une implantée à Baie-Mahault et l'autre à Saint-Martin. Cette unité compte 6 gendarmes, dont deux sont affectés à Saint-Martin. Certains sont spécialisés dans la prévention des addictions et quatre militaires possèdent une expertise pour réaliser des auditions de mineurs victimes de viols et d'agressions sexuelles. Celles-ci sont réalisées dans les salles spécialement aménagées au sein des BPDJ ainsi qu'au «centre d'écoute des mineurs victimes» ; implanté au Centre Hospitalier Universitaire des Abymes.

Les actions préventives de la BPDJ

Les militaires de la BPDJBrigades de prévention de la délinquance juvénile interviennent régulièrement dans les établissements scolaires et les centres de loisirs pour conduire auprès des jeunes leurs actions de prévention. Également présents lors de forums ou manifestations festives, ils participent à de multiples campagnes de sensibilisation avec des partenaires institutionnels.

GN3_medium

Par exemple, le «Permis piéton» permet de mettre en garde les élèves des classes de CE2 contre les dangers de la route. Sur le même modèle, depuis la rentrée de 2014, le «Permis internet» sensibilise les élèves de CM2 ainsi que leurs parents aux bons usages sur la toile.

La BPDJBrigades de prévention de la délinquance juvénile réalise également des opérations ponctuelles telles que «Pâques à la plage», dont le but est d'aller au contact de la population pour rappeler la loi en matière de protection de l'environnement et de prévention de l'alcoolisation des mineurs.

Les parents, premiers acteurs de la prévention, sont également concernés par les actions de la BPDJBrigades de prévention de la délinquance juvénile. Régulièrement, la BPDJBrigades de prévention de la délinquance juvénile reçoit ainsi dans ses locaux des parents démunis devant le comportement déviant de leur enfant. Les mineurs sont ainsi pris en charge pour retrouver une certaine stabilité et les parents sont accompagnés vers des structures sociales, qui pourront les épauler dans la prise en charge de leur enfant.

Enfin, la BPDJBrigades de prévention de la délinquance juvénile participe à la formation des Recrues du Service Militaire Adapté et des jeunes citoyens lors de la Journée de Défense et Citoyenneté, en les informant sur les conduites à risque.

GN5_medium
GN4_medium
GN2_medium

Quelques Chiffres :

Au cours de l'année 2014, la BPDJBrigades de prévention de la délinquance juvénile de Guadeloupe a pu conduire des actions auprès de 30.000 personnes, dont 20.000 élèves et 1.500 jeunes confiés à des centres de loisirs. Une centaine d'auditions de mineurs victimes d'infractions à caractère sexuel ont été réalisées. La plus jeune victime avait 2 ans.

40 interventions ont été effectuées au profit des jeunes du RSMA et de la journée de défense et citoyenneté, soit un public de 3 000 personnes.

* * * 

Grâce aux liens privilégiés que la BPDJBrigades de prévention de la délinquance juvénile entretient avec ses partenaires institutionnels ou associatifs, cette unité contribue à la relation de proximité entre la population et la gendarmerie. Engagés au plus près des situations de détresse auxquels peuvent être confrontés certains mineurs ou parents, conscients de l'importance d'une prévention précoce et adaptée aux réalités de la jeunesse guadeloupéenne, les gendarmes accomplissent cette mission avec l'enthousiasme que leur procure la certitude d’œuvrer à l'avenir de la Guadeloupe.